Quand le Devoir l'emporte sur le Droit
Salarié à part entière (on dit "de droit commun "), le bénéficiaire d'un Contrat de Professionnalisation dispose des mêmes droits que tout salarié -en matière sociale, salariale, de conditions de travail, d'heures supplémentaires, de repos hebdomadaire...- tels qu'ils sont définis dans le code du travail.
L'équipe pédagogique IFC entretient un lien régulier avec les employeurs et notamment les tuteurs et veille à ce que ces droits soient respectés. En cas de dysfonctionnement, elle est disponible pour rechercher une solution ou faciliter une médiation entre l'entreprise et son salarié. Ceci dans le respect des règlements, et dans un esprit de consensus qui veille à protéger les intérêts de chacune des parties.
En cas de problème grave, le salarié peut saisir les services compétents de la Direction Départementale du Travail qui assurent le suivi et le contrôle des relations entre tout employeur et ses salariés.
Contrairement à ce que certains imaginent parfois, il n'existe pas de texte réglementaire qui obligerait toute entreprise à recruter des jeunes en contrat de professionnalisation.
Lorsqu'une entreprise a recours à ce dispositif, c'est parce qu'elle est convaincue du formidable intérêt qu'il représente pour le jeune - en termes de formation, d'acquisition de maturité et de compétences - mais également parce qu'elle attend que ce jeune, comme tout salarié (voire plus) s'implique dans son cursus professionnel, lui apporte sa valeur ajoutée et sache tenir compte de ses contraintes, ceci en contrepartie du salaire qu'elle lui octroie.
Plus de 60% des diplômés IFC se voient proposer de rester dans l'entreprise qui les a accueillis et formés, ce qui illustre bien la cohérence de la démarche.
Plus que des droits, le bénéficiaire d'un contrat de professionnalisation a donc des devoirs.
Devoirs de base tout d'abord : respect de la hiérarchie et des horaires, (que ce soit dans les locaux de l'entreprise ou dans ceux d'IFC), discrétion professionnelle, respect des clients, de l'outil de travail, des collègues ,...
Mais surtout, devoir de réussir dans sa formation, dans son intégration et dans le début de sa carrière professionnelle.
Il est un adulte responsable qui étudie, qui s'implique dans le monde du travail, qui progresse, pour son bénéfice propre et pour celui de son employeur.
Parce qu'il a fait un choix, il a le devoir de l'assumer. Il n'est plus à l'école où il est parfois de bon ton de chahuter ou de tirer au flan. Il n'est pas un simple stagiaire placé contre son gré en immersion dans une entreprise pour découvrir le monde professionnel sans contrepartie de travail.
Enfin, il ne lui est plus possible de passer des nuits entières en discothèque pour rentrer au petit matin en se disant que ce n'est pas grave, qu'il sèchera les cours…
Il faut le savoir, en avoir bien conscience et l'accepter.