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Responsable d’exploitation transport routier

Le BTS Transport est la filière privilégiée pour devenir responsable d’exploitation transport. Ceci étant, cette fonction exige de l’expérience et des qualités de meneur d’homme qi de prime abord s’acquièrent avec l’âge. Le jeune diplômé abordera donc cette fonction dans une position d’assistant.

Le responsable d’exploitation est un organisateur de poids. Il planifie, organise et assure le suivi du transport.
Lorsque le nombre des véhicules exploités par une entreprise de transport atteint un niveau tel que l’on puisse parler de " flotte ", le responsable d’exploitation est au premier rang dans l’organisation du transport.

Un lot doit être expédié en Allemagne, trois camions sont mobilisés pour une livraison en Espagne… C’est là qu’intervient le chef d’exploitation. Il veille à ce que les véhicules soient disponibles là où il faut, et en bon état de marche. Toute la difficulté tient dans le fait que les demandes sont irrégulières et soumises à l’imprévu.

Concrètement, il fait exécuter des opérations de garage et de dégarage au sein des dépôts, il veille au bon entretien de la flotte et à la réalisation des réparations nécessaires (en commandant, par exemple, des pièces détachées), il planifie les tournées. Son maître mot est la rentabilité. Il contrôle, par exemple, la consommation en carburant pour chaque véhicule. Par ailleurs, il a en charge la gestion du personnel de conduite. Il s’agit de planifier la composition des équipages en tenant compte de la limitation de la durée de travail de chacun des conducteurs, des temps de repos, des réglementations sociales en vigueur.

Le métier s’exerce le plus souvent en tant que chef d’agence. En effet, beaucoup d’entreprises de transport routier (et surtout les plus grandes) ont des implantations régionales ou départementales. Elles sont le centre névralgique de l’activité. Dans la pratique, ce sont de véritables " PME ", même si elles sont théoriquement rattachées comme succursales à une grande et seule entreprise. Notez également qu’il existe des " acheteurs transport " qui exercent la même fonction qu’un responsable d’exploitation mais pour le compte d’une entreprise de la grande distribution. Chaque année, un budget lui est confié, qu’il doit gérer au plus serré. Il choisit les transporteurs qu’il fera travailler pour le compte de son entreprise. Il arrive que certaines entreprises aient leur propre flotte. Prenons l’exemple d’Intermarché. Son premier métier est la grande distribution mais le groupe possède ses propres camions. On parle de travail en " compte propre ". Leur chef du service transport assure la gestion des tournées, l’entretien et l’exploitation de son parc de véhicules. Il gère également une seconde catégorie de camions, ceux qui sont loués. En effet, afin qu’Intermarché bénéficie d’un système le plus souple possible, certains camions sont utilisés comme soupape. Difficile de dire exactement combien gagne un chef d’exploitation. Le salaire moyen est de 1 830 euros bruts pour un débutant. Toutefois, tout est fonction de la taille de l’entreprise, de l’importance de l’unité dirigée, du niveau d’expérience et de responsabilité de ce professionnel. Le responsable d’exploitation est bien souvent un cadre qui possède une excellente connaissance du milieu du transport, connaît à la lettre les procédures de fixation des prix et la réglementation en vigueur. Ce professionnel est appelé indifféremment agent de transit, transitaire, commissionnaire en douane. Sa mission consiste à effectuer des opérations administratives et commerciales relatives à la circulation internationale des marchandises. Il peut travailler dans une entreprise dotée d’un service import-export ou encore au sein d’une structure regroupant des commissionnaires-opérateurs de transport en trafic international. Il propose alors ses services à différentes entreprises qui ont besoin d’expédier leurs marchandises vers l’étranger ou, au contraire, d’en importer.


Les différentes opérations de transit se réalisent dans un cadre réglementaire très strict. L’agent de transit doit s’occuper de tous les formulaires administratifs et des attestations nécessaires au transport des marchandises : document d’expédition, déclarations en douane et manifeste des marchandises (document qui décrit le chargement). Lorsqu’il a en charge le transport de marchandises spécifiques, il prend garde à avoir les attestations adéquates. Il peut être tenu pour responsable des dommages éventuellement subis. D’un point de vue commercial, il trouve la solution la plus rapide et la moins coûteuse au transit des produits. Dans ce cadre, il jongle entre transport maritime, aérien, routier et ferroviaire. Le sens de la négociation est le point fort de l’agent de transit. Il est en contact direct avec les transporteurs avec lesquels il négocie les conditions du chargement et les délais de livraison. Une fois le contrat établi et la marchandise embarquée, il en suit l’acheminement afin de tenir son client informé de la situation. Pour ce faire, le recours à l’informatique est de plus en plus fréquent. Les systèmes satellites permettent de suivre l’évolution du transit de marchandises. Dans tous les cas, il utilise avec aisance fax, téléphone, télex… Le transitaire entretient des relations régulières avec différents partenaires extérieurs : compagnies d’assurances pour établir des contrats spécifiques et pour traiter les litiges, douanes, chambres de commerce pour vérifier par exemple un point précis du droit international, correspondants étrangers… Il reste également en relation avec ses clients. Des relations parfois orageuses lorsque la marchandise prend du retard… Il existe des agents de transit pour chaque mode de transport. L’agent de fret aérien, par exemple, reçoit une commande d’une compagnie et se charge en son nom de recruter du fret. Il a en charge la gestion des lettres de transport aérien, documents qui accompagnent les expéditions.

 

Formation Correspondante :

BTS Transport