Retour sur le salon des entrepreneurs. Entre formation, alternance et dépassement de soi

Le salon des entrepreneurs s’est tenu à Marseille les 22 et 23 octobre 2019.

Le palais des congrès de Marseille accueillait le mardi 22 et mercredi 23 octobre 2019 le Salon des entrepreneurs. Ce salon également présent à Paris, Lyon et Nantes aborde sur deux jours de nombreuses thématiques autour de l’entreprenariat.
Plus de 11 000 visiteurs étaient attendus, près de 500 experts mobilisés et 100 conférences et débats ont eu lieu. L’occasion unique de découvrir le parcours inspirant de nombreux entrepreneurs.

Focus-sur la conférence 

Création d’entreprise et handicap, c’est possible ! 

La thématique de cette conférence, organisée par Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées), avait pour objectif de mettre en lumière le parcours de 3 entrepreneurs atteints de handicap.


Une conférence pour aborder ouvertement et en interaction avec le public les difficultés liées aux handicaps, pour donner envie de se lancer malgré les obstacles mais aussi, une conférence en toute transparence pour « ne pas s’interdire de parler de ce qui ne marche pas ».

C’est pendant plus d’une heure que Thomas Belliard (Créateur de la société Orgabell), Thierry Facon (Créateur de la société Cyprès de chez vous) et Rose-Adelyne Le Fever (créatrice de la société Rosalie And Co) ont pu partager leurs expériences, leurs réussites, leurs échecs et donner au public attentif une vision différente et prometteuse de l’entreprenariat.

Les étudiants d’IFC au Salon des entrepreneurs

Les étudiants en première année du BTS (Brevet Technicien Supérieur) Commerce International de IFC Marseille étaient présents pour découvrir notamment le parcours de Thomas Belliard, ancien étudiant de IFC Avignon. Thomas qui a créé sa société en prestation transport et logistique a en effet réalisé ses études supérieures en BTS Transport avant de continuer vers le Bachelor Logisticien transport international.  Il raconte comment il a, depuis toujours, dû produire plus d’efforts que ses camarades, « ça crée une habitude de l’effort » précise t-il.

Mme Le Fever profite de sa prise de parole pour rappeler la première étape de l’entrepreneur en situation de handicap « l’acceptation ». Et préciser qu’il est important « d’aller à la rencontre des acteurs territoriaux pour chercher l’information ».

En ouverture de la conférence, un point crucial de l’entreprenariat est mis en lumière, la formation. Thomas Belliard revient alors sur son parcours scolaire réalisé « uniquement dans des établissements normaux » et sur la difficulté d’avancer avec le regard des autres.

Ce n’est que lors de ses études supérieures à IFC en BTS Transport à Avignon, qu’il a trouvé « des personnes à la hauteur de ses attentes » . Il explique également que la maturité de ses camarades, plus importante à 20 ans qu’à 15, a été déterminante dans l’acceptation de son handicap à l’école. C’est donc pendant 3 ans en alternance via le contrat de professionnalisation que Thomas a pu acquérir les compétences nécessaires dans le domaine du transport.

Thomas Belliard

A la question « comment améliorer l’accompagnement à IFC ? » il répondra que c’est « l’adaptation des équipes qui a fait la différence » et l’a aidé à « avoir confiance en soi ». La présence de professionnels pour délivrer les cours a également été un atout majeur pour lui. Cela lui a permis « d’être reconnu par des pros du métier » lors de son BTS et de son Bachelor Transport en alternance.

Yacine Alami, intervenant sur la filière transport (BTS transport et bachelor Logisticien Transport International) et la filière internationale (BTS CI) à IFC, présent lors de la conférence précise

« Il a un sacré caractère. Il a su parler avec franchise de tout. Dans la classe les gens venaient le consulter sur ses points forts, comme n’importe qui. »

Aujourd’hui Thomas revient régulièrement à IFC pour intervenir sur son parcours ou accompagner les étudiants en BTS ou Bachelor lors des épreuves en tant que jury.

Son activité fonctionne bien, très bien. Après ses 3 années en alternance Thomas a eu quelques déboires avec un employeur qui a mis fin à son contrat de manière précoce. Hier, il a reçu un mail de ce dernier lui demandant un devis pour des prestations de transport… Si l’histoire est belle, elle ne fait heureusement que commencer.