IZIPARK, le projet gagnant

“On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va…”

Christophe Colomb

Il faut bien avouer qu’en ce mois de Mars mon acolyte Pierre et moi ne savons pas vraiment où nous allons et si ce Fil Rouge nous mènera autre part qu’à la catastrophe que nous pressentons alors…

Tous les autres groupes ont leur concept, leur nom et même leur logo alors que nous n’avons même pas encore l’embryon d’une idée…aucun doute pour nous le second semestre sera long et pénible.

Disons que les partiels du mois de février ont largement entamé notre réserve d’enthousiasme et nous ont plongé dans une période de doute et de remise en question. Mais les semaines passent vite et pas l’ombre d’une idée à l’horizon… Sinon on peut parler fiscalité, euh pardon « fisca », laborieux la fisca, pour certains pire qu’une langue étrangère…beaucoup de règles, beaucoup de calculs et autant d’exceptions…de quoi nous délester d’une partie non négligeable de nos neurones…et cette idée qui n’arrive toujours pas…

Aux grands maux les grands moyens : faisons un brainstorming…(oui on parle anglais aussi en Bachelor, mais cela fera l’objet d’une autre séance ,euh pardon d’un autre post…)
Nous voilà donc à énumérer tous les concepts susceptibles de nous faire atteindre notre graal du moment : la moyenne au Fil Rouge…(lorsque je dis « énumérer » je veux surtout dire « demander à Google »)…Nada…Peanuts…bon sinon on peut faire un mix des projets concurrents : des tiny house pour chien…des boites à chaussure qu’on assemblerait pour faire des niches…on a touché le fond…

Et puis un matin, autour d’un café Pierre et moi entamons une énième discussion au sujet d’un problème existentiel majeur : le manque de parking dans le quartier Saint- Martin. Voilà nous la tenons l’idée, et celle-ci nous ne la lâcherons pas. Nous allons fonder une société qui à travers un site internet permettra aux particuliers de louer leurs parkings à d’autres particuliers. Notre société s’appellera IZIPARK

Nous avons beaucoup de retard et le projet ambitieux de révolutionner le parking à Perpignan, nous nous attelons à la tâche et nous décidons de ne pas nous économiser dans l’espoir de réussir à nous hisser au niveau des autres groupes ou du moins essayer de réduire l’écart au maximum.
A ce stade, nous ignorons si nous pourrons présenter un projet complet et cohérent, notre seule certitude réside dans l’envie de chacun de nous de ne pas décevoir l’autre, de nous soutenir et de ne rien lâcher jusqu’au bout.

Notre détermination nous vaudra de travailler jusqu’à la deadline : notre projet a été imprimé 15 minutes avant d’être rendu à notre professeure.
Lors de la présentation orale, nous sommes passablement fébriles : il nous faut la moyenne ! Mais quel soulagement, le Fil Rouge est terminé !

Nous sommes en révision pour les écrits finaux lorsque nous recevons un mail :

« vous allez représenter l’IFC Perpignan à la finale du concours IFCiales » !

Quelle surprise !! mais surtout quelle panique !! Nous sommes certes heureux car cela signifie que nous avons obtenu une bonne note mais nous ressentons une forte appréhension : nous allons devoir nous mesurer aux meilleurs des autres IFC…
Allons !! On va s’en sortir Pierre !  Notre but désormais sera de présenter une prestation honorable car nous représentons tout notre IFC dans ce concours.

Nous nous remettons au travail, je prépare exécutive summary et Pierre se charge du diaporama : direction Montpellier !
En ce jour de finale, toutes les équipes se succèdent sur scène pour présenter leur projet à un jury composé de trois professionnels. Nous comprenons très vite que nous concourons avec des équipes issues de filières Marketing : nos derniers espoirs de gagner s’évaporent dans la chaleur de juillet !!

Nous avons à faire à des équipes préparées, aux présentations impeccables, à côté nous avons l’air d’amateurs ! Nous restons dignes malgré tout, lorsqu’arrive notre tour, nous essayons de compenser la simplicité de notre présentation par une implication sincère, en un mot nous n’avons pas la forme mais nous maîtrisons le fond !

Après délibération, le jury s’apprête à remettre le prix, nous sommes apaisés car même s’il est certain que nous ne gagnerons pas, nous n’avons pas à rougir de notre prestation : nous avons donné le meilleur pour faire honneur à notre classe, à notre professeure, à notre IFC…

« Et le projet gagnant est : IZIPARK !!!! »
 

Whaaaaattttt ????!!!! Quel bonheur !! Nous avons gagné !!! Au final, cette victoire était inattendue, inespérée car elle n’a jamais été notre objectif
premier. Mais avec le recul, nous sommes fiers du chemin parcouru, du travail acharné et d’avoir su rester solidaires dans les moments de doute. Nous n’avons pas gagné parce que nous étions les plus forts mais parce que nous étions sincèrement engagés dans ce projet.

Ce que je retiens de ce fil rouge c’est qu’avec du travail, de la solidarité, de l’humilité et une bonne dose de caféine, on peut aller très loin : au moins jusqu’à Montpellier…